06 novembre 2006
Un blog de plus.
Un blog de plus… dédié à la gastronomie celui-là, sans prétention, juste coucher par écrit et par photographies quelques uns de mes plaisirs gastronomiques.
Eh bien ce blog je vais le commencer par un coup de gueule. Lorsque je me suis référencé sur canalblog j’ai évidemment cherché la rubrique gastronomique. Il n’y en a pas. Il est tout de même étonnant que dans le pays de la gastronomie, ou supposé tel, cette section n’ai pas été envisagée. Je suis donc enregistré dans la rubrique : Inclassable.
Mais il y a beaucoup plus énervant que ce détail. Chaque jeudi soir, avec ma douce, nous regardons le feuilleton « Desperate Housewifes ». Au fil des épisodes nous avons pris l’habitude de voir nos héroïnes entretenir une véritable relation avec un produit dont notre pays se veut la Mecque : le vin.
Il est régulier en effet de voir les acteurs déboucher pour l’apéritif une bouteille de vin, se la servir dans de vrais verres à vin, déguster et non picoler. On retrouve également ces attitudes et cette mise en avant du produit lorsqu’on nous les montre au restaurant. Chez les Desperate Housewifes la mise en exergue du vin, objet de raffinement épicurien, a été atteinte à l’occasion d’un épisode mettant en scène Eva Longoria, son époux et leur avocat d’un jour. L’avocat en question s’empare, dans la cuisine d’Eva, d’une bouteille de blanc, qu’il emporte, en guise d'avance sur honoraires. Il faut dire qu’il ne s’agissait pas de n’importe quelle bouteille. Et c’est avec admiration que notre homme s'exclame un truc du style : « whaooo !! un Montrachet du Domaine de la Romanée Conti ». Rien que ça ! Un Montrachet de chez la Romanée Conti. Un fantasme quoi, un mythe. Dans un feuilleton Français il se serait plutôt servi un wiski avec des glaçons le type. Cette mise en avant du vin comme produit culturel, symbole de bon goût, j’ai pu la constater dans d’autres feuilletons, Américains eux aussi… Eh oui ! dans le pays de Georges W. Bush ! Voilà dans le fonds qui fait mal, non pas à un quelconque orgueil nationaliste que je n’ai pas, mais à l’amour et à l’intérêt que je peux porter à ce divin breuvage.
En France, dans notre pays soit disant si fier de son terroir, de la grandeur de ses vins, la dernière fois que j’ai pu voir une bouteille de vin mise à l’honneur, c’était une bouteille de Bordeaux, à l’occasion d’une campagne pour la prévention routière... Quelques mois avant, nos voisins Espagnols avaient, eux, déclaré le vin « produit culturel ». Sans commentaires.
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