Méli-Mélo Gastronomique

Bric a brac gastronomique

11 novembre 2006

Roc des Mates 99.

Coincés entre les millésimes 98, 2000 et 2001, les vins de notre Languedoc produits en 1999 n’ont pas bénéficié d’une grosse cote. Il faudrait vérifier mais l’année avait du être pas mal arrosée, moins chaude que de coutume. Comme d’autres sans doute, j’ai moins acheté que sur certains millésimes. Et pourtant. J’ai dégusté il y a 15 jours un Roc des Mates 99 du château de Cazeneuve (Pic Saint Loup). Le bonheur fut total. Le vin était parfaitement équilibré, sans faiblesse, harmonieux. Une « buvabilité », comme dirait Didier Barral, tout à fait exceptionnelle. Ce vin présentait une acidité et une fraicheur très agréables que l’on ne retrouve pas forcément sur des années plus chaudes. Un vrai bonheur, à son apogée, à consommer sans aucune modération. Oui, oui, sans aucune modération. Ce que nous ne nous sommes pas privé de faire. Je réalise au fil des ans que certains millésimes du Languedoc, minimisés à leur sortie, se révèlent ensuite particulièrement intéressants. Ca avait été le cas du « Jamais Content » 2002 du Mas Mortiès, toujours en Pic Saint Loup. Pour le moment, hélas, il ne me reste plus en cave qu’un seul Roc des Mates 99. Si j’avais su…


cazeneuve_99

Posté par Bacalao à 20:01 - Notes de dégustations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Carignan de Mortiès 2000

Bu ce soir pour l’apéro, en attendant la pizza…Un carignan du Mas Mortiès, en Pic Saint Loup. Robe rouge rubis éclatante. Pas un poil d’évolution depuis que je le picole, c'est-à-dire depuis la mise. Nez explosif de cerise typique du cépage. En bouche les tanins sont assez marqués. Ca n’est pas d’une élégance rare, mais j’aime bien ça car nous sommes malgré tout très loin des bêtes à concours « sur extraites ». C’est généreux et pas chaud ou brulant malgré les 14° annoncés. Ce qui m’étonne le plus c’est que côté évolution on dirait que ça ne bouge pas. Six ans après le millésime et à quelques subtilités près j’ai l’impression de boire le même vin. Ah oui… C’est un vin de table… pas une AOC… Etonnant non ?


morties_carignan

Posté par Bacalao à 18:45 - Notes de dégustations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tapas.

tapas1C’est au hasard d’une flânerie au rayon gastronomique de la Fnac que je suis tombé sur TAPAS ; couverture dans les tons de rouge, chaude, qui présente d’appétissantes berenjenas et laisse deviner dans le fond quelques verres du tinto de la casa.
Les mentions légales indiquent que la chose a été imprimée en Chine (sic) en mars 2006 ; je ne la connaissais pas. Déjà l’accroche est appétissante. Je feuillette distraitement, et les photos intérieures, de Jan Baldwin, confirment la bonne impression de la portada. C’est bien présenté, soigné, la mise en page agréable. J’achète sans vraiment réfléchir, car l’atmosphère de ce Tapas est inspirante. Ca n’est qu’une fois à la maison que j’approfondis la chose et que la bonne surprise se confirme. Non seulement l’ouvrage est bien fait mais en plus la sélection de bars est on ne peu plus pointue. L’auteur, Fiona Dunlop, soit est très au point et entrainée en matière de tapeo, soit a bien creusé son sujet avant de nous proposer cette centaine de recettes.

Les bars sont classés par régions en six chapitres : Pays Basque, Catalogne, Veille Castille, Madrid, Levant et Andalousie.
J’y ai retrouvé de nombreux endroits connus et reconnus et c’est là que ça devient intéressant et même passionnant. Prenez par exemple la Catalogne, incontestable territoire gastronomique ; eh bien si vous allez passer un week-end à Barcelone vous pourrez vous rendre chez le classique et incontournable CAL PEP, ou à l’ultra moderne Commerç24 de Carlos Abellán, un héritier reconnu par Ferran Adria lui-même. Les recettes proposées sont évidement à l’avenant.

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Du côté de Madrid impossible évidemment de faire l’impasse sur le Bocaito de Luis Benavente et son inoubliable revuelto de ajetes y Jamón. En ce qui concerne l’Andalousie et Séville en particulier j’ai eu le plaisir d’y retrouver un petit coin discret, le Bar Casablanca, de Manuel Zamora et son hallucinante tortilla al whisky. Oui oui, au whisky… il faut gouter pour en être convaincu.

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La dernière fois que je suis allé me restaurer chez Zamora c’était en novembre 2005. Il semble que depuis, le patron ai cédé ce lieu à d’autres pour s’installer ailleurs… si certains de nos lecteurs savent où qu’ils n’hésitent pas à nous le faire savoir…
Tapas est donc à consommer sans aucune modération avant d’être rangé dans votre bibliothèque au rayon gastronomique juste avant les guides de voyage… Ces 192 pages de pure gourmandise sont éditées par les éditions lamartiniere et pourront également faire office de guide gastronomique à l'occasion de votre prochain voyage en péninsule Ibérique.

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Posté par Bacalao à 07:20 - Livres - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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