Méli-Mélo Gastronomique

Bric a brac gastronomique

25 novembre 2007

Venise (I)

venise18Donc Venise… par ou commencer ? Voyons… pas facile. Je vais commencer par le début en fait. Ca m’évitera de trop réfléchir, juste avant la reprise. Donc Venise, nous  embarquons via Ryanair, aéroport de Girona, la ville du Celler de Can Roca, mais ça n’a aucun rapport. Déjà je m’égare. Donc Girona – Venezia via Ryanair c’est 45 euros par personne aller-retour. A ce prix pas la peine de se priver.
J’avais entendu dire beaucoup de choses sur Venise, des très positives par mon ami Pierre qui y va deux ou trois fois par an et qui parle couramment l’Italien. J’avais évidemment d’autres échos moins réjouissants : les prix, une gastronomie chère et quelconque, des hordes de touristes. Si je n’avais pas de doute sur la richesse patrimoniale et culturelle de la ville je nourrissais tout de même quelques doutes sur l’ambiance. Pour toutes ces raisons nous avons choisi fin novembre avec le risque d’un soleil plus rare, une possible aqua alta, mais avec l’espoir d’éviter la foule de la haute saison. J’ai une sainte horreur de faire la queue… J’avais tout de même quelques craintes, et même si j’étais bien décidé a éviter à tout prix le tour de gondole je craignais un peu de trouver une sorte d’immense parc à touriste un peu surfait, voire à la dérive ou suranné.
Eh bien pas du tout. Le bonheur, immense, aura été d’avoir découvert une vraie ville, qui vit, avec de vrai gens, qui travaillent, sortent (moins qu’en Espagne tout de même) et ont une vie tout à fait normale. Quant à la beauté de la ville, elle est tout simplement et totalement jouissive.
Une fois sacrifié au passage du Rialto et de la Piazza San Marco, pas très fréquentés d’ailleurs, et plus agréable le soir pour cette dernière, ce sont majoritairement des italiens et des locaux que nous avons côtoyés. Et j’ai aimé, j’ai adoré m’enfoncer dans ces rues, m’y perdre, un peu, et m’émerveiller très souvent. La photo du post précédent a d’ailleurs été prise alors que nous étions égarés et au moment où nous avons retrouvé des chemins plus traditionnels.
Côté gastronomie, j’y reviendrai plus longuement, nous avons bien mangé, des produits de la mer, frais, mais globalement chers. Une entrée et un plat accompagnés du pichet de blanc de la maison ont été notre quotidien mais pas à moins de 30 ou 40 euros par personne. L’ensemble des trattorias fréquentées nous ont proposé des choses simples, classiques, et parfois délicieuse comme ce risotto traditionnel de la trattoria da Romano à Burano, absolument divin.
Ceci étant nous n’avons pas eu de véritable et émotion gastronomique, plutôt le plaisir simple de produits frais et de la mer. C’est déjà quelque chose. Il faut dire que vu les prix j’ai évité le Da Fiore (une étoile Michelin et les endroits réputés). Ah… le logement… Nous étions juste derrière la Ca d’Oro, à deux pas, calle Zotti, dans un quartier vivant, peu fréquenté par les touristes à cette période de l’année et très vivant. Vivre et dormir dans le cœur de la ville a été quelque chose de très appréciable. Je n’aurai pas imaginé faire tous les jours le trajet Mestre - piazzale Roma. Il a été extrêmement agréable de pouvoir ainsi s’immerger dans le cœur des cette ville extraordinaire, sans voiture pendant près d’une semaine. Je vous laisse ici les coordonnées de ce B&B très abordable et totalement refait. A conseiller sans aucune hésitation. Seul bémol, les chambres sont mal insonorisées. A suivre évidemment. On reprend les bonnes habitudes et on clique sur les photos...

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Posté par Bacalao à 17:01 - voyages - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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