Méli-Mélo Gastronomique

Bric a brac gastronomique

24 janvier 2008

Rayas, Oh Rayas ! Par Pierre Wolf

domainerayasJe flâne régulièrement sur le forum LPV, la Passion du vin. J’y trouve à la vérité bien plus d’infos et d’actualités que dans bon nombre de guides. Aujourd’hui je suis tombé sur une perle, écrite par Pierre Wolf. Elle est consacrée à ce vin mythique de Châteauneuf du Pape, le Château Rayas. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Pierre Wolf m’a autorisé à publier ici sa chronique. Vous allez voir qu'il s'en dégage une véritable émotion, un vrai bonheur quoi. Je vous laisse avec Pierre.

" Comment parler de ce vin en essayant d'être objectif ?
Je me demande même si l'objectivité a un sens quand on parle de Rayas, tant ce vin est unique, capricieux, changeant, séducteur, énervant, talentueux, pudique et retenu par moment, extraverti et génial à d'autres moments, hors normes pour résumer.
Dés que l'on pense, enfin, avoir une vue à peu près précise de ce vin, toute nouvelle bouteille débouchée, quel que soit le millésime, peu apporter un démenti cinglant à l'opinion de la veille.

J'ai une exigence envers Rayas. Ce vin m'a donné tellement d'émotion que je suis en attente permanente de l'extraordinaire, et je suis peu enclin à l'indulgence.
J'ai essayé modestement de comprendre ce vin, en allant plusieurs fois frapper à la porte d'Emmanuel Raynaud, seul ou accompagné de passionnés de vin.

Je l'ai dégusté au fût de trois à quatre fois par millésime depuis le 1996 jusqu'au 2005.
J'ai débouché au moins une demi douzaine de bouteilles par an depuis le millésime 1996 avec mes meilleurs amis et parfois avec quelques vignerons comme Vincent Dancer à Meursault ou Christophe Roumier à Chambolle Musigny (après des Amoureuses 2002 et 2003).
Malgré cette expérience de dégustation je n'arrive pas à tirer d'explications cohérentes sur ce qu'est Rayas.

Pour avoir marché plusieurs fois au travers les vignes une chose est sûre, le terroir est unique et exceptionnel.
Quand on prend une poignée de terre dans la main, celle ci glisse comme du sable entre vos doigts, marquée par une couleur légèrement ocre.
La vigne est belle, remarquablement tenue, et si Rayas est grand c'est aussi qu'il y a des hommes à l'exigence totale, que ce soit Jacques dans le passé comme Emmanuel son neveu aujourd'hui.

Les techniques pour masquer les effets des différents millésimes, ou pour maquiller un manque de travail à la vigne, n'ont pas de place ici. La recherche de la meilleure qualité du raisin, avec toute la rigueur que cela nécessite, est le seul secret de Rayas.

Résumer Rayas en hiérarchisant la qualité du vin fonction de la qualité des millésimes est très réducteur et ne correspond pas à la réalité.
J'ai eu autant d'émotion, sinon plus, avec un 1996, 1997, 1999, 2000, 2001 qu'avec un 1988 ou un 1995. Le millésime 1998 m'a plusieurs fois déçu et ne correspond pas, à mon avis, à l'identité réelle de Rayas.

Mais j'ai également dégusté des 1995 dont la qualité était telle, que cela paraissait irréel, tant ce vin est au dessus de tous les autres. A ce niveau, et à mon goût, Rayas n'a pas d'équivalent en France.

Pour des raisons qui m'échappent, j'ai eu quelques bouteilles sur un même millésime dont l'expression allait du génial au plus commun.

Est ce le vin, le moment ou on le boit,le contexte environnemental ? Je n'en sais rien mais c'est une réalité.
J'ai souvent discuté avec Emmanuel Reynaud de l'expression très changeante et diverse de ses vins.
Chaque fois il m'a conseillé d'ouvrir la bouteille 24 heures à l'avance pour en tirer la quintessence de son potentiel.
Cela c'est avéré vrai dans la plupart des cas mais j'ai également dégusté des bouteilles qui étaient sublimes dès l'ouverture et qui n'avaient rien gagné après 24 heures bien au contraire comme le 2001.

Voilà selon mon expérience ce qu'est Rayas.
Une chose cependant m'apparaît indéniable, je ne connais pas de vin dont le touché de bouche, l’intensité du fruit, l’exotisme soit aussi grand et élégant.
L'identité de Rayas c'est cette sorte de délicatesse, de velours, de fruit incroyablement intense sans pour autant être accompagné d'une richesse de matière. C'est un vin qui excite les sens et marque la mémoire comme aucun autre.

Petit ou grand millésime cela ne veux pas dire grand chose à mon avis.
Chez Rayas, chaque millésime apporte quelque chose de différent, aucun n'étant anodin et n'ayant pas ce petit quelque chose en plus qui fait qu'il sera de toute façon supérieur aux autres, comme le 2002 qui malgré son aspect dilutif, sa robe peu colorée, son manque de richesse a un fruit magnifique et séducteur.

Rayas m'a apporté des émotions que seuls sept ou huit vins m'ont apportés en vingt ans de passion et de dégustation (Richebourg du domaine de la Romanée Conti 1964, Pesquera Janus 1994, Porto Croft 1963, Chave Hermitage 1991, La Tâche du domaine de la Romanée Conti 1999, Emilio Lustau Solera Reserva pedro Ximenez San Emilio,Trevallon 1990, Trimback Clos St Hune 1996, Grange Penfolds 1990, Coche Dury Corton Charlemagne 1994).

En lisant tous les commentaires de LPV sur Rayas finalement il y a du vrai dans chacun d'eux. On peut être déçu, ou enthousiaste, on peut critiquer ses défauts oenologiques, ou ne retenir que l’élégance unique et exceptionnelle de son fruit.
Une chose est sûre, Rayas déclenche autant de passions que de controverses, Rayas est unique, la vie sans Rayas pour les amoureux du vin ne serait pas la même."

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06 novembre 2007

Côteau de l'Aubance

Toujours une photo de mon copain Laurent... en Loire cette fois-ci, pendant les vaccances. Du Chenin donc...

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Posté par Bacalao à 20:59 - Vignerons - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 octobre 2007

Jurançon

Après Renaud qui nous a parlé de son périple basque c'est mon ami Laurent qui aujourd'hui a profité du vignoble de Jurançon. Superbe !

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Posté par Bacalao à 20:46 - Vignerons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 octobre 2007

Douro (II)

Encore un envoi de Maloud tiré du livre "Alto Douro Vinhateiro - Património Mundial". Evidemment on clique sur la photo.

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Posté par Bacalao à 12:31 - Vignerons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2007

Douro

C’est Maloud, notre incontournable portugaise volante qui m’a transmis ce cliché extraordinaire de la vallée du Douro. Il est tiré du livre "Alto Douro Vinhateiro - Património Mundial". Impressionnant autant que superbe et émouvant. Evidemment on clique sur la photo.

douro

Posté par Bacalao à 07:33 - Vignerons - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 septembre 2007

Luis Pato

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Luis Pato est une figure emblématique du monde viticole portugais. Il est considéré comme la locomotive des vins de l’appellation Beiras dans la région de Bairrada à une soixantaine de kilomètres au sud de Porto. Ce qui est très intéressant à priori dans la démarche de Pato c’est qu’il utilise un cepage autochtone le Baga sans vouloir faire appel à des cépages plus internationnaux. J’avais déjà gouté quelques vins de l’appelation Bairrada mais jamais de Pato. Le Baga donne des vins assez rustiques, durs, voire ingrats dans leur jeunesse et qui demandent du temps pour se faire. J’étais donc très content de me rendre sur place pour découvrir ce domaine phare. Nous prenons rendez-vous par téléphone avec Sara Rodrigues e Matosqui, absolument délicieuse, qui nous recevra. Elle nous indique que la visite est gratuite mais que le dégustation est payante : 10 euros. Pas de problème. Ca ne me choque pas sur le principe. Pourquoi pas. Dans notre vallée du Rhone ou en Languedoc je ne crois pas que la chose se pratique mais dans le bordelais, chez les grands ça se fait.

luis_patoNous nous présentons à l’heure. Sara nous explique la philosophie du boss, la difficulté du cépage baga aux rendements difficiles à controler. Petit tour des installations, on nous montre la cave  personnelle du Boss... pourquoi pas… et on déguste… trois verres (Riedel tout de même !) :
Un espumante rosé à base de cépage baga, anecdotique.
Un blanc, cépage
autochtone également : le Maria Gomes, fruité, agréable mais assez plat.
Et enfin un rouge : Villes Vignes 2005. L’année est parait-il exceptionnelle. C’est du pur Baga donc. Les tannins sont très soyeux, le boisé élégant mais trop marqué à mon goût. C’est très bon mais j’ai plus l’impression d’avoir affaire à un vin international qu’à quelque chose de très particulier. J’en ai pris trois bouteilles néanmoins pour voir dans quelques années l’évolution du truc.
Il existe également une cuvée, très rare et donc… issue de vignes pré-phylloxériques.

Vous aurez compris que je n’ai pas été particulièrement enchanté par cette visite. Nous étions dans un cadre trop formel, trop encadré, très loin, par exemple, de ce que nous avions vécu à la Quinta do Infantado. Heureusement que Sara est des plus agréable. D’ailleurs nous avons discuté quasiment deux heures. Ca va que nous sommes voisins. Mais je ne m’imagine pas amener des amateurs Français vivant à 1500 kms de là pour une dégustation aussi limitée.

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30 juin 2007

Rayas... tout simplement.

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J’aime bien fouiner sur le net, m’y perdre, sans but précis, simplement flâner. S’il y a bien un domaine dont jamais je n’aurais pensé chercher et encore moins trouver le site officiel c’est Rayas. Et pourtant... Le site existe bel et bien, présente les vins du château Rayas, ceux du Château des Tours, et bien sur Fonsalette, indissociable du premier. A propos du château des Tours, je vous parlerai très bientôt de leur vin de Pays du Vaucluse au rapport qualité prix assez exceptionnel. le site propose également une galerie de photographies très soignées et alléchantes. Il y est même indiqué les coordonnées du domaine. Si maintenant, en plus, on peut acheter Rayas en direct, sans autre forme de complication... Ya plus de légende ! Ah oui… Château Rayas c’est par là…

rayas

Posté par Bacalao à 07:33 - Vignerons - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2007

Un mystère

chryseiaUn ami Portugais m’a offert il y a deux ou trois ans une bouteille un peu particulière : un Chryseia 2000. Il s’agit du premier millésime d’une cuvée ambitieuse du Douro née d’une collaboration entre la famille Symington vignerons prestigieux (Graham’s, Dow’s, etc…) et Bruno Prats vinificateur bordelais bien connu et ancien propriétaire du Château Cos d'Estournel.

Je n’ai jamais osé ouvrir cette bouteille par peur de me retrouver face un breuvage très marqué par son élevage 100% bois neuf. Le site officiel propose une revue de presse des dégustations faite de ce vin.

Jancis Robinson - Wines of 2002
"J’ai maintenant goûté de nombreuses fois le premier millésime, assez somptueux, de Cryseia, le nouveau vin rouge du Douro produit en association par les Symington, de Porto, et Bruno Prats, du Chili et autrefois de Cos d’Estournel. Pas de surmaturité, pas de finale brûlante. En réalité de style assez bordelais et fait très sérieusement. Je suppute que les millésimes suivants seront encore plus riches."


Et la pour la Revista dos Vinhos, João Afonso, Mai 2002 - Note 19/20.
"Le nez est encore dominé par un excellent boisé qui n’enlève rien aux qualités du vin. Les notes chocolatées, de fruit rouges et de douces fleurs se combinent avec les superbes arômes boisés. En bouche, le vin est plein et concentré, avec des tannins doux. Il est complexe, profond et élégant avec une longue finale."

Ce vin reste donc pour moi à découvrir… Je préfère attendre un peu. Si certains visiteurs de Méli Mélo l’on dégusté je serai heureux qu’ils lèvent un peu le voile sur ce mystère.

Posté par Bacalao à 09:44 - Vignerons - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 janvier 2007

Cazeneuve (II)

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En Languedoc il y a, au nord de Montpellier, un terroir pour lequel j’ai un gros, un très gros faible, c’est le Pic Saint Loup. Nous avons déjà rendu visite il y a quelques semaines à Christophe Peyrus. Samedi c’est chez André Leenhardt du château de Cazeneuve que nous sommes allés découvrir en cuve et en barriques les millésimes 2005 et 2006. Boire un vin en connaissant le vigneron, ses vignes et son terroir est infiniment plus passionnant que déboucher un flacon dont on ignore tout. Au Pic si la qualité de nombreux vins n’est plus à démonter, la sympathie et la convivialité d’un certain nombre de vigneron ne font qu’ajouter aux plaisirs de nos dégustations. Et dans cette optique il ne fait aucun doute que la personnalité et la passion du propriétaire du Château de Cazeneuve font, depuis très longtemps, parti de l’image du domaine et font de lui un personnage incontournable. Il suffit par exemple de voir à VINISUD la queue qui ne désemplie pas au stand de ce domaine.

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Comme pour Clos Marie nous sommes sur la commune de Lauret. Les vins de Cazeneuve ont un caractère plus méridional que ceux de Clos Marie, plus ronds, plus exubérants. Ils sont différents, et j’aurai du mal à me passer du plaisir de l’un comme de l’autre. Ce que je viens d’évoquer concernant la personnalité des vins est confirmé par les 2005 et 2006 que nous avons dégusté en cour d’élevage. Les couleurs sont concentrées, noires, la matière imposante. A ce stade les vins sont moins lisibles que ceux de clos Marie, même si nous avons gouté quelques très belles choses. Mais c’est vrai que le plaisir est moins immédiat. Concernant le domaine, ici également, et sans pour autant revendiquer ni pratiquer la biodynamie on ne désherbe plus, on respecte la nature et le raisin.

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Après ce passage dans la cave retour à la salle de dégustation pour une petite verticale du Roc des Mates (syrah, grenache, mourvèdre)

Roc des mates 1998
Curieusement ce millésime pourtant réputé a moins bien vieilli que le 1999 dégusté à la maison il y a peu. La robe est peu évoluée mais à mon sens la bouteille a atteint son apogée. Le vin ne présente pas de sécheresse, pas d’aromes franchement tertiaires mais il est à boire.

c6Roc des mates 1999
La je vous renvoi à la dégustation faite à la maison. Pour moi le millésime qui actuellement se boit le mieux et apporte le plus grand plaisir.

Roc des mates 2000
Très réduit à l’ouverture, des odeurs désagréables (cul de la bécasse…) qui s’en vont à l’aération. La bouche me plait beaucoup, équilibrée et puissante à la fois. Le vin se goute très bien maintenant. J’aime beaucoup.

Roc des mates 2001
Du fruit rouge. Le vin se goute mieux que la bouteille ouverte il y a une dizaine de jours à la maison. Je pense qu’il est en phase de fermeture. Un potentiel que l’on devine superbe. A attendre sans aucun doute.

Roc des mates 2003
C’est le millésime qui parle. Il y a autant à boire qu’à manger. Je ne suis pas fan.

Roc des mates 2004
Absolument superbe. Un vin d’un équilibre parfait, très tendu. Un vin très net, mur et sans aucune surextraction. André pense qu’il évoluera très bien, un peu à l’image du 1999. C’est déjà un grand plaisir. Il va falloir résister pour l’attendre.

Vraiment une très belle série.

sang_du_calvaireLes années ou le climat rend la chose possible André produit une cuvée issue d’une vieille parcelle de mourvèdre : Le sang du calvaire. Pour les aficionados du genre et de la région 1997 est entré dans notre petit panthéon. Le Sang du Calvaire 1998 et 2000 seront réalisés avec de la syrah. Passons… Retour bienheureux et très attendu au mourvèdre avec les millésimes 2001, 2003, 2004, 2005 et 2006.

Nous avons gouté sur fut 2005 et 2006 et en bouteille le 2004. Le mourvèdre nécessite du temps pour s’exprimer et pour l’instant ces vins ne disent pas grand-chose. Mais le 2001 dégusté dans l’hiver est, lui, déjà séduisant et nous a confirmé tout l’intérêt et la passion que nous portons à ce cépage.

Le domaine produit également un vin blanc, plus de gastronomie que d’apéritif et rouge d’entrée de gamme qui représente un excellent rapport qualité prix : les calcaires dont l’air de famille avec le Roc des Mates est incontestable.

Oliver Rabasa régisseur et vinificateur du Mas Mortiès à Saint-Jean-de-Cuculles nous a accompagné pour cette dégustation. C’est chez lui que je complèterai prochainement cette trilogie des vins du Pic-Saint-Loup.


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Posté par Bacalao à 17:40 - Vignerons - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2007

Douro

Je vous ai déjà parlé de l'intérêt et de l’immense beauté de la vallée du Douro. Maria nous propose ce lieu pour  y séjourner, à 15 kms d’Alijo : Casa de casal de loivos. Voila qui a l'air très sympa, mais plus cher que la Quinta do Passadouro.

Liens utiles :

Quinta do Infantado
Quinta do Passadouro

casa

Posté par Bacalao à 06:52 - Vignerons - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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