09 octobre 2008
Pense bête
C’est un peu systématiquement une histoire à l’envers. Il me faut rentrer de Madrid, décompresser un peu, enfin reprendre de l’air, et faire le point, sur les gens que j’y ai croisé, et sur les adresses qu’ils m’ont donné. Je me dis souvent qu’il s’agit d’une histoire sans fin, qui n’en fini pas de recommencer, par le simple fait de se terminer. Vous voyez que je n’ai pas encore tout a fait repris mes marques. Je veux dire plus simplement qu’à peine rentré de Madrid, je n’ai plus que l’idée d’y retourner pour tester ce que l’on m’a indiqué. Ca peut paraître compliqué de prime abord, mais pas tant que ça. Je m’y retrouve assez bien. Et puis ce blog va me servir de pense bête. Pour mon prochain séjour j’ai en réserve quatre adresses, trois bar à vin, ou l’on est également censé mangé plus que correctement et un restaurant.
Les bars à vin :
Taberna Laredo' (Menorca, 14. Tel: 91 573 30 61)
Asturianos' (Vallehermoso, 94. Tel : 91 533 59 47).
'Taberneros' (Santiago, 9. Tel : 91 542 21 60).
Le restaurant.
La tasquita de enfrente. (Ballesta, 6. Tel : 91.532.54.49)
Ca c’est juste derrière Gran Via. Ca sera donc commode. Par contre cette cuisine du marché est proposée dans une salle toute petite et la réservation est de rigueur m’a dont dit. En plus c’est fermé le samedi midi, dimanche, lundi soir, mardi soir et mercredi soir. Ce n’est pas simple !
Me voici donc de retour de Madrid, avec quatre adresses que je n’ai pas testé mais qui sont mises ici en réserve, pour mon prochain séjour. Oui, il faudra que je retourne à Madrid. Pour illustrer ce post Alba Heredia une danseuse gitane découverte samedi dernier, à la Casa Patas, un éblouissement de danseuse… et seulement treize ans, incroyable. La Casa Patas ou vous pourrez vous régaler d’une délicieuse cuisine traditionnelle. Le rabo de toro et les callos (tripes) y sont à en lécher l’assiette.
07 août 2008
La Pelosa (I)
Ca se trouve juste après le bout de la fin du monde, juste après le big bang gastro-nomique, juste après la cala Montjoi quoi.
Le truc c’est que ce soir là je voulais manger un riz. J’adore le riz, sous toutes ses formes. Et parfois ça me prend, sans prévenir. Il me faut un riz. Rafa’s, le riz, il le fait très bien. Mais Rosa t’explique que Rafa’s il n’est pas arrocero et que donc il ne te fera pas de riz. Pourtant je vous assure qu’il le fait très bien. Il me l’a fait une fois, une seule fois, et je m’en souviens encore. Mais ce soir là, comme trop de soirs, pas de riz chez Rafa’s. J’explique à Rosa, très sérieusement, que moi je veux manger un riz et qu’il faut qu’elle me trouve quelque chose.
Après un temps d’hésitation, Rosa me parle d’une chiringuita, où ils font un riz… correct. Une chiringuita, dans une crique, deux où trois kilomètres après le bulli ; deux où trois kilomètres juste après le bout de la fin du monde quoi, juste après le bing bang.
On téléphone malgré tout chez Adria, por si acaso, sait-on jamais… Mais ce soir c’est plein, comme tous les soirs. Nous continuons donc la route, deux ou trois kilomètres d’enfers, avec des trous presque aussi hauts que les pneus, sauf qu'un trou ça n'est pas haut, au contraire… et nous arrivons dans une crique, paradisiaque, juste après le bout de la fin du monde. Là, sur la photo, c’est la cala Montjoi vue de la route, en face du bulli en partant vers la cala la pelosa. Demain je vous raconte ce que nous y avons mangé.
01 décembre 2007
Taverna San Trovaso (Venise)
RISTORANTE SAN TROVASO : : VENEZIA DORSODURO 967
A Venise, une chose est certaine, le prix des restaurants est relativement élevé. En tout cas par rapport à chez nous, ça peut aller très vite. Mais une constante a été de profiter de produits de la lagune frais et de qualité. C'est déjà énorme. N’étant pas là pour nous priver nous n’avons pas particulièrement fait attention, mais disons que vous êtes immédiatement à 30-40 euros par personne pour une entrée, un plat, le pichet de blanc de la maison (l'incontournable tocai Friulano) et un demi litre d’eau plate.
Je n’ai visité que des adresses qui m’avaient été indiquées, mais, sauf à manger des sandwiches, tout ça est bien plus cher que chez nous. Le restaurant le plus abordable que nous ayons fréquenté se trouve juste derrière le musée de l’académie. Il s’agit de la Taverna San Trovaso. J’en ai eu pour 54 euros pour deux et c’est incontestablement le meilleur rapport qualité/prix du séjour. Il y avait là des ouvriers qui profitaient d’un menu probablement plus économique que les plats de la carte. Et c’est là, pour première fois, que j’ai pu goûter des spaghettis alle vongole. Je ne vais pas vous en donner une recette précise avant de l’avoir réalisée à la maison mais tapez sur google «spaghettis alle vongole» et vous aurez de très nombreux résultats.
Il s’agit de spaghettis aux palourdes. En résumé, il faut faire cuire des spaghettis al dente, normalement. Pendant ce temps, ils font ouvrir les palourdes dans une cocotte avec de l’ail et de l’huile d’olive. Il faut ensuite évidemment jeter les palourdes qui sont restées fermées, ajouter du persil ainsi que les spaghettis que l’on fait ainsi revenir pendant deux trois minutes. C’est en gros ce qui m’a été expliqué. Dans cette trattoria je me suis également régalé de mazzancolle (gambas), très bonnes, mais à mon sens bien moins puissantes d’un point de vu gustatif que celles de Rosas en Catalogne. Je tente prochainement les spaghettis al vongole à la maison et je vous raconte. On clique sur les photos...
:: e-mail info@tavernasantrovaso.it
:: tel . 041 5230835
:: fax. 041 5234583
29 novembre 2007
Casa del parmigiano (Venise)
La casa del parmigiano se trouve a deux pas du marché du Rialto et fait vraiment très envie. J’en avais entendu parler et nous sommes tombé dessus par hasard. Quelques autochtones y faisaient leurs courses et nous n’avons pas longtemps hésité à leur emboîter le pas. Résultat des courses : du parmesan évidemment mais aussi du pecorino romano, 500 grammes de riz carnoli et surtout une petite fiole d’aceto balsamico de 15 ans d’âge de chez Cavedoni. Le 30 ans était vraiment hors de prix.
A ce stade de vieillissement nous n’avons plus affaire à du vinaigre mais à un condiment. Plus il est vieux et moins il doit être acide. Il parait que c'est très bon sur une fine lamelle de parmesan mais aussi pour accompagner une glace à la vanille. C’est d’ailleurs la première fois que j’achète un tel produit et que je vais enfin savoir de quoi il en retourne. Ceci étant, j’ai beau tourner ma fiole de 100 ml dans tous les sens, je ne vois aucune indication d’âge. Peut être quelque chose m’échappe.
Et plutôt que de faire mon intelligent je préfère vous envoyer lire directement les explications d’un vrai connaisseur du balsamico.
Venise n’est pas la région de production de cette chose, pas plus que du parmesan d’ailleurs mais l’occasion a fait le larron. Nous avons acheté au hasard, à l'aveugle, sans rien savoir de la qualité du riz ou du balsamico. Peut être que Mike nous apportera quelques lumières sur ces produits ou leurs producteurs dont je vous ai donné les liens en début de post. Pour l’instant je n’ose pas ouvrir la fiole ! Le parmesan en tout cas a été délicieux.
Casa del parmigiano
Erberia Rialto, San Polo, 214-215
28 novembre 2007
Clins d’œil vénitiens
Le premier pour Mike, avec ces deux «cadavres» dans la vitrine d’un bar à vin : un Gaja, très connu et un Tommasi… Hummmm. Le deuxième cliché représente la façade du restaurant voisin de la Fenice. J’avais bien aimé et je n’avais pas remarqué au moment de la prise de vue, ces deux messieurs, chics, regardant avec envie le passage de cette belle italienne. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter la Fenice, ou d’y voir un spectacle, ni de regarder la carte du restaurant. Il faudra vraiment revenir…
27 novembre 2007
vBurano, Torcello e risotto
En étant à Venise nous avons bien évidemment pris le vaporetto pour une virée dans les îles. Nous avons commencé par Murano. Je n’ai pas aimé. Nous avions pourtant énormément apprécié dans Venise des réalisations en verre, notamment celles, modernes, de Marina e Susanna Sent. Ici ça sent l’attrape touriste, aucun charme particulier… Bof. Burano par contre, même si la dentelle ne m’émeut pas vraiment, est bien plus intéressante avec ses petites maisons aux couleurs vives et variées qui offrent un panorama assez unique.
Et c’est à Burano que nous avons déjeuné, à la Tratorria Da Romano. Je m'y suis régalé d’un risotto, le risotto traditionnel de la maison, à la fois simplissime et sublime. Le garçon nous a expliqué que le bouillon était préparé avec de petits poissons (dont j’ai oublié le nom) de la lagune. Visiblement ils ne mettent que très peu de parmesan. Et je reviens de la-bas convaincu que diminuer la quantité de parmesan est un impératif pour la réalisation d’un excellent risotto ; dans la mesure évidemment où le bouillon est à la hauteur de l'attente et de l'ambition… Bref, ici chez Da Romano, un risotto inoubliable, digne d’un étoilé Michelin. Je l’ai fait suivre de deux petites soles. C’est simple, ça n’est "que" du produit, et c’est bon. Nous garderons un excellent souvenir de cette table, sans doute la meilleure de notre séjour. Mais l’île qui m’a le plus scotché, ému, et enthousiasmé c’est Torcello, au milieu de nulle part, déserte et sauvage. Bon, c’est tout de même un cran en dessous de Beauduc, mais quand même !
Vous y trouverez la locanda cipriani, une table visiblement réputée dans le coin et que nous tenterons peut être la prochaine fois. Encore que j’ai quelques réticences, car si j’ai bien tout suivi, le patron est le même que celui du bar mythique de Venise, le Harry’s Bar et qui n’est rien d’autre à l’heure actuelle qu’un énorme attrape touristes. Mais à Torcello vous trouverez surtout une église absolument extraordinaire, époustouflante qui date de 639. Rien que ça ! Sans doute une de nos plus grandes émotions de ce voyage inoubliable. Et à Torcello, vous avez même un coin de vigne, un clos, juste à côté de l’église. Mais je ne sais pas ce qu’ils en font…
Venise (III)
26 novembre 2007
Venise (II)
Le marché au poisson du Rialto et livraison du caviste local...
Je reviendrai rapidement sur une spécialité locale que j'ai adoré : les Moeches...
25 novembre 2007
Venise (I)
Donc Venise… par ou commencer ? Voyons… pas facile. Je vais commencer par le début en fait. Ca m’évitera de trop réfléchir, juste avant la reprise. Donc Venise, nous embarquons via Ryanair, aéroport de Girona, la ville du Celler de Can Roca, mais ça n’a aucun rapport. Déjà je m’égare. Donc Girona – Venezia via Ryanair c’est 45 euros par personne aller-retour. A ce prix pas la peine de se priver.
J’avais entendu dire beaucoup de choses sur Venise, des très positives par mon ami Pierre qui y va deux ou trois fois par an et qui parle couramment l’Italien. J’avais évidemment d’autres échos moins réjouissants : les prix, une gastronomie chère et quelconque, des hordes de touristes. Si je n’avais pas de doute sur la richesse patrimoniale et culturelle de la ville je nourrissais tout de même quelques doutes sur l’ambiance. Pour toutes ces raisons nous avons choisi fin novembre avec le risque d’un soleil plus rare, une possible aqua alta, mais avec l’espoir d’éviter la foule de la haute saison. J’ai une sainte horreur de faire la queue… J’avais tout de même quelques craintes, et même si j’étais bien décidé a éviter à tout prix le tour de gondole je craignais un peu de trouver une sorte d’immense parc à touriste un peu surfait, voire à la dérive ou suranné.
Eh bien pas du tout. Le bonheur, immense, aura été d’avoir découvert une vraie ville, qui vit, avec de vrai gens, qui travaillent, sortent (moins qu’en Espagne tout de même) et ont une vie tout à fait normale. Quant à la beauté de la ville, elle est tout simplement et totalement jouissive.
Une fois sacrifié au passage du Rialto et de la Piazza San Marco, pas très fréquentés d’ailleurs, et plus agréable le soir pour cette dernière, ce sont majoritairement des italiens et des locaux que nous avons côtoyés. Et j’ai aimé, j’ai adoré m’enfoncer dans ces rues, m’y perdre, un peu, et m’émerveiller très souvent. La photo du post précédent a d’ailleurs été prise alors que nous étions égarés et au moment où nous avons retrouvé des chemins plus traditionnels.
Côté gastronomie, j’y reviendrai plus longuement, nous avons bien mangé, des produits de la mer, frais, mais globalement chers. Une entrée et un plat accompagnés du pichet de blanc de la maison ont été notre quotidien mais pas à moins de 30 ou 40 euros par personne. L’ensemble des trattorias fréquentées nous ont proposé des choses simples, classiques, et parfois délicieuse comme ce risotto traditionnel de la trattoria da Romano à Burano, absolument divin.
Ceci étant nous n’avons pas eu de véritable et émotion gastronomique, plutôt le plaisir simple de produits frais et de la mer. C’est déjà quelque chose. Il faut dire que vu les prix j’ai évité le Da Fiore (une étoile Michelin et les endroits réputés). Ah… le logement… Nous étions juste derrière la Ca d’Oro, à deux pas, calle Zotti, dans un quartier vivant, peu fréquenté par les touristes à cette période de l’année et très vivant. Vivre et dormir dans le cœur de la ville a été quelque chose de très appréciable. Je n’aurai pas imaginé faire tous les jours le trajet Mestre - piazzale Roma. Il a été extrêmement agréable de pouvoir ainsi s’immerger dans le cœur des cette ville extraordinaire, sans voiture pendant près d’une semaine. Je vous laisse ici les coordonnées de ce B&B très abordable et totalement refait. A conseiller sans aucune hésitation. Seul bémol, les chambres sont mal insonorisées. A suivre évidemment. On reprend les bonnes habitudes et on clique sur les photos...
24 novembre 2007
Retour de Venise
Pas trop sur le blog en ce moment. La tête ailleurs et pas uniquement. Pas envie de cuisiner en fait. Par contre, une petite escapade à Venise. Je vous en parlerai bien sûr. La ville en hiver nous a séduit, et plus que ça. Nous nous en sommes ennivré, sans modération évidemment.










