08 août 2008
La Pelosa (II)
Hier je vous ai parlé de notre cheminement vers la pelosa. Le petit restaurant qui s’y trouve porte le même nom que la crique : La pelosa.
Il est tout de même plus prudent de téléphoner : 972 15 10 09 (non, non, ne dites pas merci !) avant de s’y aventurer, car c’est vraiment après le bout de la fin du monde.
Nous avons débuté en picorant quelques tellines, pas terribles, trop cuites. Les gambas de Rosas étaient elles correctes tout en étant loin de la qualité de celles de Rafa’s. Incontestablement le meilleur de nos diverses entrées auront été les puntillitas, de minuscules chipirones frits. Parfaits, rien à redire.
Le riz quant à lui était effectivement correct, très correct même. Sans atteindre toutefois la puissance gustative de celui, hélas très improbable, de Rafa’s. Ceci étant compte tenu du cadre totalement paradisiaque du lieu et des prix très raisonnables il n’y a aucune raison de ne pas s’y aventurer un soir après avoir profité par exemple de la plage toute proche.
Le riz est servi de façon très copieuse et se suffit à lui-même. Inutile donc, pour les budgets serrés, de charger l’addition avec de multiples entrées. Un endroit simple, sans grande prétention, et où nous retournerons si l’occasion se présente.
Côté boisson je me suis évité le «traditionnel» blanc de Rueda et pris le risque d’un Chardonnay Espagnol, agréable, frais et nerveux, rafraîchissant, mais sans grande personnalité. Demain je vous mettrai en ligne quelques photos de cet environnement apaisé.
07 août 2008
La Pelosa (I)
Ca se trouve juste après le bout de la fin du monde, juste après le big bang gastro-nomique, juste après la cala Montjoi quoi.
Le truc c’est que ce soir là je voulais manger un riz. J’adore le riz, sous toutes ses formes. Et parfois ça me prend, sans prévenir. Il me faut un riz. Rafa’s, le riz, il le fait très bien. Mais Rosa t’explique que Rafa’s il n’est pas arrocero et que donc il ne te fera pas de riz. Pourtant je vous assure qu’il le fait très bien. Il me l’a fait une fois, une seule fois, et je m’en souviens encore. Mais ce soir là, comme trop de soirs, pas de riz chez Rafa’s. J’explique à Rosa, très sérieusement, que moi je veux manger un riz et qu’il faut qu’elle me trouve quelque chose.
Après un temps d’hésitation, Rosa me parle d’une chiringuita, où ils font un riz… correct. Une chiringuita, dans une crique, deux où trois kilomètres après le bulli ; deux où trois kilomètres juste après le bout de la fin du monde quoi, juste après le bing bang.
On téléphone malgré tout chez Adria, por si acaso, sait-on jamais… Mais ce soir c’est plein, comme tous les soirs. Nous continuons donc la route, deux ou trois kilomètres d’enfers, avec des trous presque aussi hauts que les pneus, sauf qu'un trou ça n'est pas haut, au contraire… et nous arrivons dans une crique, paradisiaque, juste après le bout de la fin du monde. Là, sur la photo, c’est la cala Montjoi vue de la route, en face du bulli en partant vers la cala la pelosa. Demain je vous raconte ce que nous y avons mangé.
