05 janvier 2009
Marché du Rialto
Un peu plus d'un an après notre périple vénitien, je tombe la dessus, en mettant un peu d'ordre. Une image prise au petit matin, au marché du Rialto à la recherche de Moeche...
04 décembre 2007
Trattoria Da Gianni (Venise)
Sauf s’il me revient quelque chose de particulier voici mon dernier post sur notre voyage vénitien. Malgré l’émotion quasi permanente qui a accompagné ma découverte de cette ville extraordinaire il est un moment particulier qu’il est difficile de ne pas conserver dans sa rétine, un moment privilégié. Il s’agit du premier contact, les premiers instants, l'arrivée piazzale Roma, le premier appontement, le premier vaporetto, la découverte du grand canal, la première station, celle de la Ca d’Oro.
Notre B&B, est à trois minutes de là, calle zotti, pas difficile à trouver. Nous ne nous y attardons pas et filons immédiatement découvrir, à pied et de nuit, nos premiers ponts nos première ruelles qui doivent nous amener dans une trattoria isolée dans le quartier du Cannaregio, pas très loin du Ghetto. Pas de chance, c’est le jour de fermeture. Nous rebroussons chemin pour une autre adresse, voisine de notre B&B. Il s’agit de la trattoria "Alla Vedova" qui semble avoir une solide réputation. La réputation est sans doute établie mais la patronne à la limite du désagréable. Ce sera l’exception au cours de ce séjour. Il est tard (21 h 30 !) et on me fait comprendre que l’attente sera longue, trop sans doute pour prendre en compte notre demande. Nous nous retrouvons sur la Strada Nuova avec la plupart des boutiques fermées et une artère très calme. Pour les habitués de l’Espagne qui ne connaissent pas l’Italie et qui décideraient d’aller passer un séjour à Venise j’ai pour eux une énorme mise en garde : Il n’y a pas de décalage horaire entre l’Espagne et l’Italie, mais c’est pire ! Mentalisez vous, avant ! Donc, rien en vue pour se remplir un ventre désespérement vide depuis notre départ de Girona, et un quartier déjà déserté par ses habitants.
Nous remontons un peu cette Strada Nuova en direction du Rialto, pas vraiment voisin non plus, et avec le mince espoir de tomber sur un troquet encore ouvert.
Et le miracle se produisit, la trattoria Da Gianni. Bon d’accord, le plan était improbable, sans doute un attrape touristes avec ses tables encore dehors dans cette rue déserte. Je n’ose même pas vérifier si la carte est également écrite en Anglais, ou en Allemand. Je rentre, trop faim, tant pis. Je pousse la porte pour découvrir une ambiance chaleureuse et des tables occupées essentiellement par des Italiens dont quelques habitués. Nous avons mangé trois fois chez Gianni, le premier soir un inoubliable risotto aux queues de gambas gentiment décortiquées, accompagné d’un tocai très fruité, et le dernier jour des moeche, et un tiramisu aussi. Elle ne nous avait été indiquée par personne la trattoria Da Gianni mais vous pouvez y aller. Je les ai même vu accepter des clients après dix heures, une aubaine. Nous y sommes retourné le dernier jour, juste avant de prendre l’avion. Et nous avons pris congé en saluant le personnel, réuni autour d’une table, décortiquant les araignées de mer pour le dîner du soir.
Da Gianni - Cannaregio
Strada Nova Nr. 4377
Tel : 041.523.72.68
03 décembre 2007
Trattoria Altanella (Venise)
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Cette table là m’avait également été conseillée par un habitué de Venise : la trattoria Altanella sur l’île de la Giudecca. Le lieu est pittoresque en diable comme disent les chroniqueurs gastronomiques, dans une ruelle improbable, étroite, débouchant directement sur les quais. Nous y passons d’ailleurs devant sans nous arrêter avant de revenir sur nos pas. Il est midi, et la famille des restaurateurs occupe une grande table dans l’entrée, un repas de famille. Le service n’a pas encore commencé. Très gentiment on nous fait patienter dans la salle encore déserte car dehors il fait gris et froid. Le déjeuné sera semblable à d’autres ici, simple et sans chichi mais avec des produits frais et de qualité. Je replonge pour des spaghetti alla vongole et des petites sèches grillées, délicieuses. D’une manière générale je ne suis pas fan de polenta, pas du tout même, mais celle là était excellente. Manuela a pris une soupe de légume maison et des pâtes également si j’ai bon souvenir. Une demie bouteille d’eau, un demi litre de Tocai pour une adition de 70 euros. Le lieu ne date pas d’aujourd’hui puisqu’il est tenu par la même famille depuis 1902.
Trattoria Altanella
Calle De Le Erbe, 268, Giudecca
041 522 77 80
30 novembre 2007
veVDV # 8 - Un Tocai Friulano à la Cantina (Venise)
Pour ces huitièmes vendredis du vin le thème choisi par notre Présidente Lisa Roskam est donc de mettre en lumière les cépages autochtones tout en évitant les très connus Cabernet Sauvignon, Sauvignon, Syrah, Pinot noir, ou Chardonnnay.
J’aurai pu, très aisément, m’orienter sur le fabuleux mourvèdre de nos contrées ou le très intéressant carignan lorsqu’il est mené comme il se doit. En fait non, je vais faire d’une pierre deux coups et continuer à profiter de mon périple vénitien pour vous entretenir d’un vin de cépage local, le tocai friulano, dont j’ai fait, las bas, une consommation régulière, soit directement en pichet, et j’en ai gouté ainsi quelques uns plus qu'acceptables, soit en bouteilles cachetées.
Aucun rapport en fait avec le cépage qui donne les liquoreux hongrois. D’après mes recherches sur le net, une fois rentré, il semble que ce cépage se dénomme plus justement : sauvignon vert ou sauvignonasse et que la dénomination Tocai est un poil usurpée. Aucune importance, pour moi je garderai longtemps le souvenir de mes premiers Tocai vénitiens. Question de contexte peut-être.
Je n’ai hélas pas de référence a donner, je n’ai rien noté. Par contre j’ai une adresse, un bar à vin ou nous avons adoré passer du temps, en buvant notre tocai donc, tout en se régalant de quelques huîtres ou de jambon très finement découpé avec une machine manuelle mais de compétition. Impressionnant de finesse la coupe de ce jambon.
Ce bar a vin vénitien s’appelle «La cantina». D’ailleurs cantina, ça veut dire bar à vin et pas cantine, quoi que cette cantina là était bien devenue la nôtre, à deux pas de notre B&B, sur la strada Nuova, une artère très animée, juste derrière la Ca d’Oro.
J’y ai également dégusté un Barrolo à 8 euros le verre, un autre cépage autochtone pour le coup (le Nebbiolo), mais trop animal à mon goût et surtout servi trop chaud, ce qui est trop souvent le cas dans ce genre d’endroit pour les rouges. Nous sommes donc restés sur notre tocai, qui a plus qu’agréablement agrémenté notre séjour. Ca n’est pas un vin ambitieux, mais je l’ai trouvé, ici, vif, minéral et remarquablement équilibré, avec une trés légère pointe de gras, et s’associant parfaitement aux huîtres. Ce Tocai de la cantina était plein de fraîcheur, sans aucune agressivité. Nous avons vraiment beaucoup apprécié. Ah oui, la cantina le propose à 2.60 euros le verre, putôt bien servi.
29 novembre 2007
Casa del parmigiano (Venise)
La casa del parmigiano se trouve a deux pas du marché du Rialto et fait vraiment très envie. J’en avais entendu parler et nous sommes tombé dessus par hasard. Quelques autochtones y faisaient leurs courses et nous n’avons pas longtemps hésité à leur emboîter le pas. Résultat des courses : du parmesan évidemment mais aussi du pecorino romano, 500 grammes de riz carnoli et surtout une petite fiole d’aceto balsamico de 15 ans d’âge de chez Cavedoni. Le 30 ans était vraiment hors de prix.
A ce stade de vieillissement nous n’avons plus affaire à du vinaigre mais à un condiment. Plus il est vieux et moins il doit être acide. Il parait que c'est très bon sur une fine lamelle de parmesan mais aussi pour accompagner une glace à la vanille. C’est d’ailleurs la première fois que j’achète un tel produit et que je vais enfin savoir de quoi il en retourne. Ceci étant, j’ai beau tourner ma fiole de 100 ml dans tous les sens, je ne vois aucune indication d’âge. Peut être quelque chose m’échappe.
Et plutôt que de faire mon intelligent je préfère vous envoyer lire directement les explications d’un vrai connaisseur du balsamico.
Venise n’est pas la région de production de cette chose, pas plus que du parmesan d’ailleurs mais l’occasion a fait le larron. Nous avons acheté au hasard, à l'aveugle, sans rien savoir de la qualité du riz ou du balsamico. Peut être que Mike nous apportera quelques lumières sur ces produits ou leurs producteurs dont je vous ai donné les liens en début de post. Pour l’instant je n’ose pas ouvrir la fiole ! Le parmesan en tout cas a été délicieux.
Casa del parmigiano
Erberia Rialto, San Polo, 214-215
28 novembre 2007
Clins d’œil vénitiens
Le premier pour Mike, avec ces deux «cadavres» dans la vitrine d’un bar à vin : un Gaja, très connu et un Tommasi… Hummmm. Le deuxième cliché représente la façade du restaurant voisin de la Fenice. J’avais bien aimé et je n’avais pas remarqué au moment de la prise de vue, ces deux messieurs, chics, regardant avec envie le passage de cette belle italienne. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter la Fenice, ou d’y voir un spectacle, ni de regarder la carte du restaurant. Il faudra vraiment revenir…
27 novembre 2007
vBurano, Torcello e risotto
En étant à Venise nous avons bien évidemment pris le vaporetto pour une virée dans les îles. Nous avons commencé par Murano. Je n’ai pas aimé. Nous avions pourtant énormément apprécié dans Venise des réalisations en verre, notamment celles, modernes, de Marina e Susanna Sent. Ici ça sent l’attrape touriste, aucun charme particulier… Bof. Burano par contre, même si la dentelle ne m’émeut pas vraiment, est bien plus intéressante avec ses petites maisons aux couleurs vives et variées qui offrent un panorama assez unique.
Et c’est à Burano que nous avons déjeuné, à la Tratorria Da Romano. Je m'y suis régalé d’un risotto, le risotto traditionnel de la maison, à la fois simplissime et sublime. Le garçon nous a expliqué que le bouillon était préparé avec de petits poissons (dont j’ai oublié le nom) de la lagune. Visiblement ils ne mettent que très peu de parmesan. Et je reviens de la-bas convaincu que diminuer la quantité de parmesan est un impératif pour la réalisation d’un excellent risotto ; dans la mesure évidemment où le bouillon est à la hauteur de l'attente et de l'ambition… Bref, ici chez Da Romano, un risotto inoubliable, digne d’un étoilé Michelin. Je l’ai fait suivre de deux petites soles. C’est simple, ça n’est "que" du produit, et c’est bon. Nous garderons un excellent souvenir de cette table, sans doute la meilleure de notre séjour. Mais l’île qui m’a le plus scotché, ému, et enthousiasmé c’est Torcello, au milieu de nulle part, déserte et sauvage. Bon, c’est tout de même un cran en dessous de Beauduc, mais quand même !
Vous y trouverez la locanda cipriani, une table visiblement réputée dans le coin et que nous tenterons peut être la prochaine fois. Encore que j’ai quelques réticences, car si j’ai bien tout suivi, le patron est le même que celui du bar mythique de Venise, le Harry’s Bar et qui n’est rien d’autre à l’heure actuelle qu’un énorme attrape touristes. Mais à Torcello vous trouverez surtout une église absolument extraordinaire, époustouflante qui date de 639. Rien que ça ! Sans doute une de nos plus grandes émotions de ce voyage inoubliable. Et à Torcello, vous avez même un coin de vigne, un clos, juste à côté de l’église. Mais je ne sais pas ce qu’ils en font…
Venise (III)
26 novembre 2007
Moeche
Je continue mon périple vénitien en rebondissant sur le commentaire laissé par Maloud sur le post précédent. Le Moeche, véritable spécialité gastronomique vénitienne, est un petit crabe qui mue deux fois par an, au printemps et à l’automne. A ce moment, ayant perdu sa carapace, il se trouve tout mou et c’est ainsi qu’il est pané (j’aurai même tendance à dire, simplement frit) et qu’on le déguste entier. C’est absolument délicieux. Par contre ça n’est pas forcément à la carte des restaurants, ou plutôt des trattorias ou nous allions. Il ne faut donc pas hésiter à demander directement au restaurateur s'il a ou non des moeche. Et je ne sais pas s’il faut un s au pluriel de moeche… j'ai bien l'impression que non... (eh bien non, pas de s au pluriel italien...) Le moeche doit être d’ailleurs assez rare, même en saison, puisqu’en parcourant le marché du Rialto je n’ai trouvé qu’un seul poissonnier qui le proposait. Il paraît que ceux pêchés au printemps sont meilleurs que ceux de l’automne. Le problème n’est donc pas cornélien. Nous allons être obligés de retourner à Venise au printemps pour un test comparatif de moeche… Et une photographie pour terminer... un pêcheur de moeche ?
Venise (II)
Le marché au poisson du Rialto et livraison du caviste local...
Je reviendrai rapidement sur une spécialité locale que j'ai adoré : les Moeches...















