DSC_0443Je continue ma tournée Ibérique avec un vin de l’appellation Bierzo des héritiers de J.Palacios.
Alors  ça c’est vraiment très bon. A l’ouverture le premier nez est marqué par une réduction assez désagréable  mais qui ne résistera pas à une bonne aération.
On se dirige ensuite immédiatement sur quelque chose comme du café, odeur de zan, quelque chose de réglisse. Le nez évolue ensuite sur des arômes de fruits rouge style cerise. J’ai la sensation d’une certaine complexité. Ce vin me rappelle quelques lointains et très beaux assemblages de grenache et de syrah du Pic Saint Loup.

Nous sommes pourtant sur un mono cépage mystérieux : Mencía.
Mon ami google m’apprend que le Mencía est un cépage rouge
du nord-est espagnol, proche du Cabernet. Dans la région de Bierzo de Leon, il produit des vins au bouquet unique et à la texture veloutée.

En bouche l’acidité est bien marquée, le vin équilibré, puissant, et très sudiste. Le reproche que je lui ferai es t une finale trop alcooleuse qui le rend désagréable et le destine plus à la table qu’à être bu seul, pour lui-même. Les 14° ne passent pas inaperçus. Ca n’est pas non plus d’une longueur démesurée, mais une jolie texture assez velouté.

L’élevage (4 mois de barriques), que je redoute chez les espagnols, n’est pas ici perceptible.

Il restait quatre doigts dans la bouteille que je laisserai la nuit, au réfrigérateur.
Le lendemain, le vin est complètement fondu, le côté alcooleux oublié. C’est vraiment superbe, sur des arômes de fleur fanée (je dirai pétale de rose…fanée justement) qui ne sont pas sans me rappeler une vieille cuvée du Mas Morties, sans toutefois atteindre le niveau de vin de cet inoubliable «que sera» du Pic Saint Loup.