31 mai 2007
Casting... ça urge !
Karin me demande de vous faire savoir que la recherche de candidats pour Paris est en fait très urgente puisque la première émission qui doit être diffusée à la rentrée sera tournée prochainement. Vous pouvez contacter Karin soit par téléphone ou son email sur M6 : kmuniglia@m6.fr
30 mai 2007
Clos Martinet 2002 (Rouge) et Pintia 2001 (Rouge)
Il y a quelques jours, à Madrid, à la taverna Tempranillo, nous avons dégusté deux jolies bouteilles : un Priorat : Clos martinet 2002 et un Pintia 2001. D’après le patron ce vin en appellation Toro est une «réalisation» de la maison Vega Sicilia. Je n’ai pas pris de notes, j’étais au début de mon séjour et depuis le temps a passé. Je me souviens essentiellement du nez superbe du Clos Martinet. La robe est d'un noir d'encre. La bouche, quoique très agréable n’était cependant pas au niveau de ce que laissaient espérer les premières impressions olfactives. Disons que j’étais partagé entre la satisfaction d’un vin pas du tout sur-extrait, offrant une très bonne «buvabilité», mais avec malgré tout un manque de trame acide et par conséquent de fraîcheur. L’ensemble est parfaitement maîtrisé, l’élevage bien intégré comme disent les spécialistes. Je pinaille mais c'est un très beau vin.
Le pintia était très agréable également, un poil plus sur le fruit, mais avec moins de complexité peut être. Peut être faudrait-il les laisser vieillir un peu. Des très grands vins espagnols je ne connais que Vega Sicilia et en particulier l’Unico, absolument inoubliable. Je resterai donc très prudent, mais ce que j’ai bu jusqu’à présent ne m’a jamais vraiment séduit. Disons que j’ai éprouvé des émotions bien plus intenses avec certains rouges Portugais de la vallée du Douro. En Espagne, je trouve que beaucoup de vins ne présentent pas vraiment de personnalité et sont dominés par un élevage, qui, s’il est bien maîtrisé leur donne généralement un aspect assez policé et passe partout. Mes impressions ne valent donc que pour le peu que j’en connais car je n’ai jamais dégusté les grandes cuvées de Mauro, Pesquera, les grands Rioja. Il va d’ailleurs falloir se pencher sérieusement sur la question. Ceci étant je pense que nombre de nos vins du Languedoc que l’on trouve entre 15 et 25 euros la bouteille n’ont pas à rougir et que leur rapport qualité/prix est bien souvent assez exceptionnel. Un Clos Martinet, chez un caviste, ça tape tout de même à 40 ou 50 euros la bouteille. A ce niveau de prix je peux pinailler il me semble.
Casting...
Voici quelque chose qui pourrait intéresser la blogosphère gastronomique. La chaîne M6 va lancer à la rentrée une émission au cours de laquelle cinq particuliers qui ne se connaissent pas s’inviteront mutuellement pour un repas. Les cinq repas seront notés et le gagnant se verra attribuer la somme de 1.000 euros.
Le lundi, le premier convive invite les quatre autres chez lui et ainsi de suite jusqu’au vendredi. Le but est de réunir des convives d’une même ville. C’est dommage que M6 n’organise pas la même chose pour les blogeurs ! Je me serais bien invité chez Chantal, mercotte ou Eric moi ! Pour l’instant, seuls les habitants de quelques grandes villes, Paris, Toulouse, Lyon et Strasbourg sont concernés. Ceux qui sont intéressés peuvent contacter Karin au 06 31 20 01 49 ou sur son email artderecevoir@hotmail.fr
28 mai 2007
Del Diego
Le «Del Diego» est probablement le meilleur Bar à Cocktails de Madrid. Vous le trouverez calle de la Reina numéro 12, juste derrière la Gran Via et près d’un bar historique de Madrid : Le «Museo Chicote». Le Del Diego est tenu par le père et ses deux fils. A une époque on disait même que le père avait gagné le championnat du monde de Daiquiri. Notez bien que je ne sais même pas si ça existe le championnat du monde de Daiquiri. Celui qui est proposé est en réalité un Frozen Daiquiri. Je l’avais réalisé ici il y a quelques mois. J’avais également proposé la version en chaud-froid du Bulli. Cette année je me suis plutôt régalé avec leur White Russian et quelques Piña Colada. Le lieu est très agréable, tendance art déco je dirai et souvent plein. La aussi un incontournable avant de plonger dans des les lieux plus agités des nuits madrilènes.
27 mai 2007
Taberna tempranillo (II)
Quelques photos...
Compilation
La compilation des vendredis du vin, c’est par là : VDV #3..
Bon glou glou à tous !
26 mai 2007
Taberna tempranillo
Le premier jour, après l’incontournable, indétrônable et incombustible Venencia nous avons pris la direction de la taberna «el tempranillo». Le tempranillo est un cépage aussi connu en Espagne que chez nous le grenache, la syrah ou le cabernet sauvignon. On le trouve beaucoup dans les vins très réputés de la ribera del duero, mais, sauf erreur de ma part, pas dans le mythique Vega Sicilia. A Madrid c’est également un bar à vin, cava baja, 38 (téléphone 91 364 15 32).
Le décor comme vous le constaterez est très agréables, et les pinchos et autre tapas succulents, sans oublier les mollejas (ris d’agneau) absolument divines. Contrairement à la Venencia où on se contente de picorer, on peut, sans aucun problème, envisager de manger au tempranillo. Les pinchos de bacalao n’étaient pas mal non plus. Ca n’est pas le cas de la venencia ou le principal attrait est le vin, simplement assorti de quelques olives, cacahouètes, ou, à la limite, una ración de queso. Je vous parlerai de ce que nous avons dégusté au Tempranillo un peu plus tard.
La Venencia
La Venencia est un instrument utilisé dans les caves de Jerez. Une pipette à l’ancienne en quelque sorte, une longue tige en poil de baleine à laquelle est attaché un petit récipient cylindrique. L’instrument permet d’aller chercher le vin et le servir. C’est très spectaculaire à voir. Pour moi c’est surtout un bar incontournable du vieux Madrid, calle Echegarray, à deux pas de la plaza de Santa Ana. On y déguste le fino ou la manzanilla d’un petit producteur andalou tiré directement du tonneau. Curieusement la fréquentation du lieu, les personnages qui le font vivre sont très différents le midi (enfin plutôt le 13H30) que le soir. L’apéro du début de journée est bien plus convivial, on y retrouve les habitués de toujours. Le lieu est un peu hors du temps, toujours frais, même au coeur de l'été, ici torride. Il y a même un chat, dont le pelage est assorti au bois vieux et patiné du comptoir.
25 mai 2007
Madrid
C’est hélas déjà fini. Je rentre d’un trop court séjour à Madrid. J’en ai tout de même profité pour faire quelques photographies, à la va vite, dans les endroits que j’aime fréquenter. Je vais donc vous livrer quelques adresses dans les jours qui viennent. Pour vous mettre en appétit, una ración de jabugo. C’était chez Casa Alberto, calle de las Huertas, et c'était délicieux. On en reparle bien sûr.
vdv#3 : Cuvée Estevenas de Corinne Couturier - Cairanne 1998 (Rouge)
Heureusement, Emmanuel m’a gentiment rappelé à l’ordre, sans quoi, et bien involontairement, j’aurais omis de participer à ce vendredi du vin, auquel Laurent Baraou m’a convié à me joindre. Voici donc la dégustation d’un vin de femme, croisé, un peu par hasard, et presque en désespoir de cause, au plus profond de ma cave. Comme quoi il ne faut jamais porter de jugement trop définitif à la dégustation d’un vin. J’avais envisagé un Peyre Rose. Franchement, je n’ai pas eu le temps de m’y pencher. Et ici la chaleur commence à me faire boire d’autres types de vins. Pour le prochain vendredi je m’y pencherai avec plus de rigueur. C’est Promis. Juré, craché !
Je n’avais que deux bouteilles de cette chose : un Cairanne 1998 de Corinne Couturier. J’avais ouvert la première, il doit y avoir deux ans. Ca ne m’avait pas emballé du tout. C’était ingrat, dur, sans trop de matière, déséquilibré. C’est donc sans grande conviction que je débouche la seconde. La surprise, bonne, n’en n’a été que plus agréable. Voila un très joli grenache, à maturité parfaite. Les arômes tertiaires naissants sont encore dominés par le fruit, des arômes de cerises à l’eau de vie. C’est gorgé de soleil et très équilibré. L’alcool n’a rien d’agressif. Superbe.













